« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Eric Letty

Eric Letty

Editorialiste

Les malheurs du président 3%

Que représente encore le président Trois-pour-cent, en France comme à l’étranger ? Au lendemain des élections européennes, François Hollande ressemble à un funambule cul-de-jatte que le public sans pitié regarde en se demandant où et quand il va tomber. Dans une telle situation et quand 3% à peine de ses concitoyens souhaitent le voir se représenter en 2017, comment peut-il prendre quelque mesure que ce soit à l’intérieur du pays ? On l’a vu, la joue rouge encore de la double gifle administrée par les électeurs, se précipiter pour annoncer « sa » réforme des régions, réforme hâtive, de toute évidence mal préparée, technocratique à souhait et imposée « d’en haut » (mais existe-t-il encore un haut pour ce président rase-motte?), qui ne tient aucun compte pour réorganiser le pays des héritages historiques, ni des liens géographiques et humains. Il aurait pu s’inspirer des anciennes provinces, dont le souvenir n’est pas éteint dans l’âme des Français, plus enracinés (sauf peut-être en Ile-de-France) que les bobos parisiens ne l’imaginent. Mais probablement…
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Le pape de la miséricorde

Le dimanche 27 avril auront ou auront eu lieu (selon le moment où mes lecteurs liront ces lignes), en présence du pape François et de son prédécesseur le pape Benoît XVI les canonisations des papes Jean XXIII et Jean Paul II. Appartenant à la « génération Jean Paul II », je suis plus sensible à la seconde, qui intervient le dimanche de la divine Miséricorde, fête que le nouveau saint créa en accomplissement de la demande adressée par Jésus à sainte Faustine, religieuse polonaise que Jean-Paul II avait canonisée en 2000. Ce pape mourut lui-même, par grâce, pendant les vêpres de la divine Miséricorde, signe accordé à notre époque et à notre monde, qui a tant besoin de la Miséricorde.C’est sans doute l’un des plus jolis mots de la langue française, qui m’a valu, dans ma jeunesse, de lire un beau roman de l’excellent Pierre Mac Orlan, attiré par ce titre que je trouvais d’une mystérieuse beauté : l’Ancre de miséricorde, dont l’intrigue se déroule dans le vieux Brest des…
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