« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Eric Letty

Eric Letty

Editorialiste

Non à l'anti-France

"Qui voit Sein voit sa fin". Ce dicton de marin est sur le point de prendre, pour François Hollande, un accent prophétique. Il n’était guère besoin des trombes pluvieuses qui se sont abattues sur lui lors de sa visite dans l’île bretonne pour que la popularité du président de la République fasse définitivement naufrage ; mais l’on peut y voir un de ces intersignes, qui, en Bretagne, n’augurent rien de bon pour ceux qui les reçoivent. Après un été morose, l’automne s’annonce chaud et la météo n’ y est pour rien. La rentrée s’est ouverte plus tôt que prévu, par une crise du gouvernement, juste avant que l’université d’été du parti socialiste à La Rochelle ne fournisse l’occasion aux « frondeurs » de manifester avec éclat leur opposition à la politique conduite par Manuel Valls avec le soutien de l’Elysée. Et l’image du chef de l’Etat, si l’on peut encore le désigner ainsi, a encore été dégradée par la publication du livre vipérin de son ancienne concubine, qui l’habille pour…
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Le Front national sans groupe

La chose est claire : le Front national n’aura pas de groupe parlementaire à Bruxelles, ayant échoué à établir l’équation rassemblant le nombre de parlementaires nécessaires (25) appartenant au nombre d’Etats-membres minimum nécessaire (7) pour y parvenir. L’annonce en a été faite, dès son évidence affichée, par Geert Wilders, allié néerlandais en cette occurrence de Marine Le Pen, avant d’être confirmée par la présidente du Front national elle-même. Il n’a donc pas été possible au Front national de trouver six autres partis européens susceptibles de s’allier avec lui au Parlement européen. Non qu’ils n’existassent pas. Mais, précise le Front national, « notre refus de nous allier avec des mouvements dont certains membres avaient affiché des positions incompatibles avec nos valeurs, n’a en effet pas rendu possible la formation d’un groupe politique au Parlement européen avant cette première échéance du 23 juin. Nous le regrettons à court terme mais nous l’assumons comme choix moral et politique juste de long terme ». En effet, le FN n’aura obtenu que quatre alliances ;…
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Le paillasson de Taubira

Il y aurait beaucoup à dire, en cette période estivale, du spectacle que donne, dans nos rues, l’importation du conflit israëlo-palestinien, que François Hollande souhaitait éviter sans en avoir, ni s’en donner les moyens, la politique du pouvoir actuelle se caractérisant, comme l’écrit l’éditorialiste de l’hebdomadaire Marianne, par « l’indécision, le flou, la faiblesse de comportement ». C’est pourtant d’un autre sujet que je souhaite vous parler, plus« franco-français », mais pas moins important parce qu’il touche à la fois à nos libertés fondamentales, à la mission régalienne de l’Etat et à son prestige. A l’origine, il s’agit pourtant d’un fait divers : à Rethel, petite ville des Ardennes, Anne-Sophie Leclère, commerçante tenant un magasin d’articles de pêche et qui s’apprêtait à se présenter aux municipales sur la liste du Front national, a posté sur sa page Facebook un montage photographique de mauvais goût associant le ministre de la justice, Christiane Taubira, avec une guenon. Ce fait divers est devenu un scandale d’Etat lorsque le 15 juillet, un juge guyanais…
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Les malheurs du président 3%

Que représente encore le président Trois-pour-cent, en France comme à l’étranger ? Au lendemain des élections européennes, François Hollande ressemble à un funambule cul-de-jatte que le public sans pitié regarde en se demandant où et quand il va tomber. Dans une telle situation et quand 3% à peine de ses concitoyens souhaitent le voir se représenter en 2017, comment peut-il prendre quelque mesure que ce soit à l’intérieur du pays ? On l’a vu, la joue rouge encore de la double gifle administrée par les électeurs, se précipiter pour annoncer « sa » réforme des régions, réforme hâtive, de toute évidence mal préparée, technocratique à souhait et imposée « d’en haut » (mais existe-t-il encore un haut pour ce président rase-motte?), qui ne tient aucun compte pour réorganiser le pays des héritages historiques, ni des liens géographiques et humains. Il aurait pu s’inspirer des anciennes provinces, dont le souvenir n’est pas éteint dans l’âme des Français, plus enracinés (sauf peut-être en Ile-de-France) que les bobos parisiens ne l’imaginent. Mais probablement…
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Le pape de la miséricorde

Le dimanche 27 avril auront ou auront eu lieu (selon le moment où mes lecteurs liront ces lignes), en présence du pape François et de son prédécesseur le pape Benoît XVI les canonisations des papes Jean XXIII et Jean Paul II. Appartenant à la « génération Jean Paul II », je suis plus sensible à la seconde, qui intervient le dimanche de la divine Miséricorde, fête que le nouveau saint créa en accomplissement de la demande adressée par Jésus à sainte Faustine, religieuse polonaise que Jean-Paul II avait canonisée en 2000. Ce pape mourut lui-même, par grâce, pendant les vêpres de la divine Miséricorde, signe accordé à notre époque et à notre monde, qui a tant besoin de la Miséricorde.C’est sans doute l’un des plus jolis mots de la langue française, qui m’a valu, dans ma jeunesse, de lire un beau roman de l’excellent Pierre Mac Orlan, attiré par ce titre que je trouvais d’une mystérieuse beauté : l’Ancre de miséricorde, dont l’intrigue se déroule dans le vieux Brest des…
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