« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

Numéro en cours

Numéro 1000 - Format Pdf

Dieu et nous : le dernier tabou
Date de parution
vendredi 24 septembre 2021 08:36
Prix5,00 €
Prix de base4,17 €
Montant des Taxes0,83 €
  • Description du produit

Pour notre millième numéro, nous avons voulu un thème à la fois intemporel, qui ne sera pas démodé dans six mois, et en même temps qui impacte suffisamment notre temps pour y apparaître comme central et décisif : Dieu. Ce dont personne n’ose parler. Le sujet que l’on censure dans les dîners en ville, ce sur quoi tout le monde devrait être d’accord et à propos de quoi il n’est plus possible d’obtenir le moindre consensus. Comment va-t-on à Dieu aujourd’hui ? Peut-on imaginer Dieu et nous ?Le paradoxe, c’est qu’il n’y a plus moyen de parler de Dieu aujourd’hui mais qu’on y pense de plus en plus et que l’on trouve Dieu partout si l’on se contente de suivre l’actualité la plus ordinaire, comme nous l’explique Rémi Brague, de l’Académie des sciences morales et politiques (p. 10-11), au point que l’on peut se demander si Dieu n’est pas le seul principe de réalité dans un monde happé par les idéologies contra­dictoires, se demande Roland Hureaux (p. 14). Dieu intéresse jusqu’aux athées, comme le montre le débat historique entre Michel Onfray, intellectuel emblématique aujourd’hui et l’abbé de Tanoüarn (p. 23-29).Il me semble qu’il y a deux manières d’aller à Dieu dans notre société qui lerejette: d’abord réaliser que Dieu fait partie de son patrimoine, en tant que Français. Il y a les catholiques fervents, les catholiques pratiquants, les catholiques qui pour une raison ou une autre sont en délicatesse avec l’Église, les catholiques qui la quit­tent de façon tonitruante ou bien sur la pointe des pieds. Et il y a aussi, ils sont nom­breux, les catholiques d’instinct, ceux qui sans forcément l’objectiver, vivent encore dans une forme de chrétienté laïque (p. 12-13).Mais surtout, pour aller à Dieu, il y a cette expérience de Dieu que revendiquent les mystiques, ce sixième sens qui nous fait valoir, à travers la foi, la douceur de Dieu comme l’explique le Père Huot de Longchamp (p. 18-19). L’exemple des moines montre que l’on peut non seulement fonder sa vie sur cette expérience mais la consa­crer à cette recherche qui est la chose la plus sérieuse du monde, comme en témoigne le Père abbé du Barroux, Dom Louis-Marie.Restent deux occasions de scandale, qu’il faut dépasser : le silence de Dieu qui est justement son mode de communication (p. 16-17), et la tendance qu’ont les chrétiens eux-mêmes à idolâtrer Dieu comme nous l’explique François Huguenin (p. 15).

Connexion ou Créer un compte