« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

Numéro en cours

Numéro 1012 - Format Pdf

Date de parution
vendredi 1 juillet 2022 02:00
Prix4,00 €
Prix de base3,33 €
Montant des Taxes0,67 €
  • Description du produit

Alors que le cycle électoral présidentielle-législatives avait commencé de manière très attendue, en réélisant notre Président, le second tour de l’élection législative, sans prévenir, rebat complètement les cartes : le Parti présidentiel avec 246 députés n’atteint pas la majorité des députés. Il en aurait fallu 289.L’éphémère coalition de gauche obtient 142 députés. Le Rassemblement National – jusqu’il y a peu toujours sous l’effet d’un mystérieux plafond de verre, obtient 89 députés. Il y a trois blocs ; certains se lamentent en expliquant que la France estdevenue ingouvernable.

Ce n’est pas le cas d’Ivan Rioufol (p. 10-11), qui est heureux de cette premièrelibération de la parole du peuple. Pour lui, une fois dépassé le plafond de verre tousles espoirs sont permis. Le pays légal commence enfin à pouvoir ressembler au paysréel.C’est un nouveau monde qui apparaît, dans lequel Marine Le Pen a toute saplace dans le paysage.

Moins enthousiaste, Roland Hureaux (p. 12-13) estime que l’actuelle configuration électorale, qui ne ressemble à rien, est le fait d’un double désaveu : celui quifrappe Marine Le Pen, refusée à la fonction de femme présidente, par une sorte d’inconscient machiste, typiquement hexagonal.

Le second désaveu s’adresse à Macron auquel le peuple n’a pas voulu donner les moyens de gouverner seul. C’est là proprement le cri des urnes, comme un cri primal, inarticulé. Aujourd’hui c’est vrai, les Français ne savent pas ce qu’ils veulent, ils ne le disent donc pas ; mais ils savent ce qu’ils ne veulent pas : cet hyperprésident qu’ils ont connu en roi fainéant pendant cinq ans, dans une sorte de monstrueux « en même temps ».

Dans un encadré, l’abbé de Tanoüarn (p. 13) offre de considérer qu’il y a deux bonnes nouvelles, qu’il faudra apprendre à distinguer : une bonne nouvelle politique,dont il faut se réjouir mais qui pourrait bien être éphémère tant le régime corrompt tout ce qu’il touche et une bonne nouvelle culturelle, qu’a incarnée un bref instant Eric Zemmour, et qui demande d’autres moyens et un combat qui commence à peine.

Connexion ou Créer un compte