« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 924 - Format PDF

Ni droite... Ni gauche... Vraiment ?
Date de parution
mercredi 18 mai 2016 02:00

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  • Description du produit

Ce dossier « Ni droite, ni gauche » paraîtra étonnant à certains. C’est l’actualité pourtant qui remet sous nos yeux ce slogan, dont Jacques Cognerais nous montre bien qu’il évoque avant tout le xxe siècle (p.8). Bruno Larebière (p.9) rappelle que pour l’historien israélien Zeev Sternhell, cette volonté de se placer au-delà du combat parlementaire entre la droite et la gauche est typique du fascisme. Cela n’a pas fait peur à Emmanuel Macron, qui ces temps-ci, reprend lui aussi le slogan. Mais c’est plutôt parce qu’il veut montrer qu’il est disponible et pour la gauche de François Hollande et pour la droite d’Alain Juppé (cf. notre article “Nos Jeanne” pp.14-15). Lui n’est pas un fasciste, mais seulement un technocrate, qui, volens nolens, considère qu’il n’y a pas de véritable alternative en politique et que la bonne gestion de l’ordre établi est la seule issue et la seule pensée possible, la pensée unique. La crise de la gauche (Richard Dalleau p.10), l’insolente santé des thèmes de droite dans la société (Guillaume Bernard p.11) peut laisser penser aux uns et aux autres qu’il n’y a qu’une seule politique à mener, toute économique. D’une certaine façon, cette idée d’une « pensée unique » ni Droite ni Gauche est aussi celle de Marine Le Pen, qui estime simplement qu’elle seule aura la force de faire ce que tout le monde souhaite obscurément faire, cette grande réforme économique, aux contours assez flous, qui exaucera ses électeurs. Elle estime probablement qu’elle mettra plus d’énergie pour aller là où les électeurs l’emmènent, quitte à sacrifier la vision de l’homme de droite avec les thèmes sociétaux, dont, au fond, elle semble peu se soucier. Ainsi sa représentante Sophie Montel explique-t-elle sans craindre le ridicule que « le droit à l’avortement et à la pilule sont des acquis que les femmes ont obtenu au même titre que le droit de vote » (Causeur). La fameuse “politique économique” du FN représente avant tout ici un permis d’oublier l’humain, pourtant mis en péril par notre monstrueuse technostructure mondiale et transhumaniste. 

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