« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 949 - Format PDF

Une guerre culturelle
Date de parution
mardi 19 décembre 2017 01:00

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  • Description du produit

Nous ne nous en rendons sans doute pas compte, mais nous vivons une guerre culturelle en France qui est plus aiguë qu’ailleurs. Oh ! Notre pays a toujours théâtralisé les conflits, depuis l’Affaire Dreyfus. Mais cette fois, on peut dire qu’il existe bien quatre camps différents, menant chacun la bataille face au multiculturalisme qui gagne du terrain.
Il y a ceux qui, parmi la population majoritaire (les souchiens) ont pris conscience que, comme le dit Jean-Yves Le Gallou, la guerre est civilisationnelle. Les obsèques de Johnny ont constitué une occasion de revoir cette France-là, cette France populaire, qui est aussi un peu une France zombie, une France qui n’a pas conscience de ce qui est en train de se passer, mais qui de plus en plus souvent, tente de défendre ses us et ses coutumes.
Il y a ceux qui s’en tiennent à l’antiracisme des années 80, pour lesquels le but final est l’assimilation
et l’instrument qui permet d’atteindre ce but la République, par définition une et indivisible. Manuel Valls semble avoir pris la suite de Jean-Pierre Chevènement dans ce registre, où l’on trouve aussi
la rédaction de Charlie Hebdo… Ils sont bloqués par l’accusation d’islamophobie, une catégorie de « phobes » qui ressemblent trait pour trait aux racistes
et dont il ne faut surtout pas faire partie.
Il y a encore les purs laïcs, qui sont convaincus intimement que la solution est d’interdire toute manifestation religieuse dans l’espace publique, en rendant l’agnosticisme obligatoire : ils parviennent, bon an mal an, à faire respecter ce nouvel oukase par les catholiques. Mais leur libertarisme moral a éloigné les musulmans qui, sans participer en nombre à la Manif pour tous, n’ont pas admis la loi sur le mariage homosexuel.
Ces deux dernières catégories semblent brusquement ringardisées par l’émergence d’une quatrième position, un nouvel antiracisme qui se veut identitaire et affirmatif, au nom du droit des minorités visibles.
Ainsi fonctionne le néo-islam bien décrit par Hubert Champrun, soutenu sans retenu par Edwy Plénel emmenant dans sa croisade pro-islam la gauche Médiapart (qui s’oppose à la gauche Charlie). Nous proposons p. 31 le portrait de Rokhaya Diallo, la journaliste qui aujourd’hui fait bouger les lignes, n’hésitant pas à opposer un antiracisme qu’il faudra bien appeler identitaire à l’antiracisme républicain, né dans les années 80… La querelle des deux antiracismes s’annonce inexpiable.
Michel Houellebecq (cité par l’abbé de Tanoüarn) souligne que le camp laïc est en train d’échouer à réaliser l’intégration, et que les catholiques doivent reprendre dans ce pays la position majoritaire qui est la leur. Eux seuls pourront permettre une déradicalisation puis une réforme de l’islam.

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