« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 1010 – Format Papier

Date de parution
dimanche 1 mai 2022 02:00
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IL FAUT QUE rien ne change pour que tout change. Après le deuxième tour del’élection présidentielle, les Français ont été saisis d’une impression de déjà vu.En 2017, les deux débatteurs étaient les mêmes et l’issue du scrutin aussi prévisible, au point qu’Emmanuel Macron s’est contenté d’une campagne de quinzejours, ceux qui ont séparé le premier du second tour. Mais le peuple déteste quel’on se moque de lui et pourrait créer la surprise qui a tellement manqué dans cette élection, en récusant le faux débat Macron / Le Pen et en invitant Jean-LucMélenchon pour solder les comptes.
Marine Le Pen, elle, a beaucoup de mal à endosser un costume qui lui aille. Son second Jordan Bardella, président du Rassemblement, la voit en chef naturel de l’opposition. Mais il y a trois blocs actuellement, le bloc d’hyper-centre avec lePrésident. Le bloc de gaucheavec Jean-Luc Mélenchon, qui éprouve enfin l’impression d’écrire l’histoire, au motif qu’il apparaît comme l’homme providentiel de lagauche. Enfin un bloc de droite, à constituer: mais Marine Le Pen veut-elle seulement être de droite ? Paul-Marie Coûteaux n’est pas loin de regretter une chancehistorique qui ne se représentera pas pour la droite avant longtemps et qui obligerait les survivants à tout reprendre depuis les fondations. L’abbé de Tanoüarn pose la question : et si, à travers ce faux scrutin, la gauche morale qui est une gauche violente, la gauche des antifas et des black blocs, avait retrouvé une légitimité révolutionnaire que 40 ans de social-démocratie avait fait oublier ?
Jean-Yves Le Gallou pointe plus précisément la responsabilité de Marine Le Penqui se contente d’une rente de situation, alors que le moment était venu pour elled’endosser un double combat anti-Macron et anti-Mélenchon. Il en appelle à prendre date dans deux ans, pour des élections européennes à la proportionnelle,élections qui conviendraient mieux à la candidature d’Eric Zemmour et à l’action de Génération Z, que l’on attend au tournant.

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