Où va la droite ?
Quiconque s’intéresse ne serait-ce que par hasard à la vie politique de notre pays, ne peut manquer d’être surpris devant la disparition de la gauche.
Le nouveau Premier secrétaire du Parti Socialiste, qui, à quelques voix près, est resté à la tête de son Parti, Olivier Faure, a été réélu par un corps électoral qui n’excède pas 25 000 personnes. À titre indicatif, le parti Les Républicains en avait quand même 125 000 pour élire leur nouveau patron Bruno Retailleau, et cela malgré la récente sécession d’Eric Ciotti. Mais que font-ils de leurs voix ?
Comme nous l’explique Guillaume Bernard (p. 12-14), chacun, tout en évoquant le salut public à rétablir et l’esprit de la République à sauver, en est encore à se demander en quoi consistera le fond de sauce en 2027 et quels condiments il faudra ajouter au dernier moment pour ne pas en être à boire à nouveau le bouillon au profit des centristes. Quant à Olivier Figueras (p. 15), il entretient l’idée d’un match se déroulant dans une médiocrité relative au regard des enjeux. D’autant que l’incompétence du fameux Mozart de la finance, comme le démontre Eric Letty (p. 16-17) risque de rendre l’avenir particulièrement difficile.