France : vers la désintégration du Politique
Depuis déjà quelques mois, les commentateurs cherchent à donner un nom à ce qui est en train de se passer en France depuis le deuxième quinquennat Macron. Il existe, pour les quatre forces politiques distinctes qui se partagent électoralement notre pays, une difficulté persistante à obtenir une majorité de gouvernement.
On peut pointer le président Macron, responsable de la dissolution intempestive de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024. Les analystes les plus divers sont prêts à dire qu’une nouvelle dissolution ne produirait aucun vrai changement, aucune nouvelle majorité. Je pense à nos amis les Belges, qui ont vécu trois ans sans gouvernement.
C’est un petit dossier mais déjà il pèse lourd. Laurent Izard, économiste, nous montre pourquoi nous n’avons pas le droit d’être catastrophiste lorsque nous nous penchons sur l’économie française aujourd’hui et comment hurler à la mort autour de la dette de notre pays est quelque chose de tout à fait contre-productif.
Guillaume Bernard, professeur de droit, montre que les solutions juridiques sont de moins en moins nombreuses et qu’il ne va plus rester au président de la République que le referendum dont il ne veut pas se servir ; enfin Jérôme Besnard s’interroge sur le choix des hommes, en particulier celui de M. Lecornu : pas grand-chose à espérer. Un diagnostic : la désintégration de la politique française.