« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 1002 - Format Pdf

L’État se meurt du Covid
Date de parution
dimanche 5 décembre 2021 03:10
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Prix de base3,33 €
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  • Description du produit

Les conséquences du Covid-19 sont celles de toute épidémie : des morts, des gens lourdement touchés et qui mettront du temps à revenir à une vie normale. Mais y aura-t-il pour nous une vie normale après le Covid ? C’est l’État qui se meurt du Covid aujourd’hui, l’État qui est à la fois trop présent et comme absent, un État qui a surmonté ses lois et son droit avec des directives et des réglementations, le plus sou­vent prescrites au plan international, et qui ont pour objet la santé de notre corps.Tout à ce nouveau fonctionnement administratif international, l’État régalien est en miettes affirme l’abbé de Tanoüarn, qui n’hésite pas à invoquer le philosophe Michel Foucault, pour conforter son diagnostic. Autre est un État serviteur d’un bien commun et qui reste à distance respectueuse de son propre idéal et autre un État, universel vérificateur, qui n’envisage les citoyens qu’au sein du grand parc humain où il faut toujours surveiller et punir, sanctionner et tout connaître: bref poursuivre une politique qui n’est que contrôle. Eric Letty (p. 12-13) a interrogé le docteur Maudrux, en procès avec l’Ordre des médecins parce qu’il prétendait soigner le Covid. Le docteur pointe les uns après les autres les dysfonctionnements de l’État thérapeute, dont la faiblesse apparaît aussi forte que sa force était contraignante. Un document suit l’entretien, qui montre qu’en Languedoc-Roussillon, l’État s’apprête à se passer de l’accord des parents pour la vaccination des enfants.Enfin Virgile Tertian (p. 15-16) montre la même faiblesse à l’œuvre dans l’absence durable de toute politique migratoire, comme si la culture de chacun n’avait aucune importance, comme si l’État n’était plus le garant de la société et qu’il avait délégué ce rôle, qui est le sien, aux innombrables associations de protection, nouvelles garantes sinon de l’ordre public du moins de la morale commune.

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