« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 938 - Format PDF

Vers un populisme chrétien
Date de parution
lundi 3 avril 2017 02:00

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  • Description du produit

Populisme chrétien, les deux mots jurent. Ils vont pourtant très bien ensemble. En effet la foi n’est pas seulement un mouvement de la conscience religieuse, mais aussi un élan collectif : « C’est par sa foi qu’un peuple est grand » chantons-nous dans le vieux cantique si bien inspiré. C’est à cause de l’absence de foi commune que le vivre-ensemble s’affaiblit et que chacun tire de son côté de sorte que l’ensemble ne peut aller qu’à hue et à dia. Les peuples valent au fond ce que vaut leur foi. Le peuple romain a conquis la Méditerranée au nom de sa foi en lui-même, de sa foi dans le génie de Rome. Quant à l’Europe, longtemps elle a vécu de cette foi en soi… Aujourd’hui, à force de repentance la foi en soi a disparu. La foi en Dieu s’est effacée. Que reste-t-il ? La marque chrétienne, répond Pierre Manent. C’est peu ? Sans doute, mais alors que nous arrivons à la fin du cycle des Lumières, c’est tout ce qui reste. Le peuple ne s’y trompe pas, qui a perdu la foi mais qui peut constater que souvent les bourgeois conservateurs l’ont gardée bien davantage qu’ils ne le disent. Gabrielle Cluzel observe l’avenir, Marie de L’Isle fait le bilan du passé récent. On comprend, au vu de cette nouvelle alliance possible pour des valeurs que Patrick Buisson, dans le journal Le Monde ait pu parler de populisme chrétien. Son premier exégète, François Bousquet, nous a donné un entretien somptueux sur ce sujet qui est au fond celui de l’avenir politique des chrétiens en France, et de leur aptitude à se démarquer politiquement de l’immobilisme de leurs chefs religieux. 

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