« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Numéro 1014 – Format Papier

Date de parution
lundi 5 septembre 2022 02:00
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Europe : la crise inéluctable

Nous sommes en piteux état et nous avons la prétention de déclarer « une guerre totale » (dixit Bruno Lemaire) à la Russie. Roland Hureaux (p. 10 et 11) n’y va pas par quatre chemins : « Il faut nous préparer au pire » nous dit-il. La guerre en Ukraine, encouragée par l’Union européenne, sous les applaudissements narquois de l’Oncle Sam, est une catastrophe géopolitique de première grandeur pour toute la région.

Pour l’abbé G. de Tanoüarn (p. 16), il y a la fausse peur qu’utilise la gouvernance d’Emmanuel Macron, peur des aléas du climat, peur de la guerre en Ukraine, et puis il y a une vraie peur face à la crise économique qui monte, avec l’euro qui dévisse et l’inflation qui se renforce partout en Europe.

Dans un entretien magistral, Charles Gave, nous montre (p. 14-15) la crise de l’Allemagne, qui est déjà bien présente et la crise attendue de l’ensemble de la zone euro et du Royaume-Uni, qui se sont sanctionnés eux-mêmes en partant étourdiment pour la guerre. Pour lui, il n’y a que deux solutions pour les pays de l’UE : soit sortir de l’euro et de l’Europe soit se mettre à quatre pattes devant Poutine, en acceptant tout ce qu’il demandera.

Le diagnostic d’Eric Letty (p. 12) est différent : plus que la crise économique, il vise la crise humaine, héritée du Covid. Il y a les adeptes de l’argent magique, qui ne veulent plus travailler (et donc des métiers durs qui ne recrutent pas, au point que beaucoup d’établissements ferment). Et il y a tous ces pompiers, ces soignants, qui ont été renvoyés sans solde et sans chômage par un État qui n’accepte pas que l’on critique ce vaccin expérimental.

Richard Dalleau (p. 13), a une approche plus électorale voire électoraliste de la crise qui vient. Pour lui, la crise n’explosera pas. C’est notre Président de la République qui nous refait le coup de « Nous sommes en guerre » pour mieux tenir ses électeurs. La crise n’est pour l’instant qu’une épée de Damoclès, suspendue au-dessus de nos têtes par ceux qui jouent sur les peurs pour conserver leur pouvoir.

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