« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

Numéro en cours

Editorial

Le pape qui marchait au milieu des loups

C’était le 20 août 2011, avant-dernier jour des Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid. Un vent fort soufflait en rafales sur la base aérienne de Cuatro Vientos, où un million de jeunes chrétiens s’étaient rassemblés autour du pape pour une veillée de prière et d’adoration. La pluie tombait, sans doucher leur enthousiasme. « Le Seigneur, avec la pluie, nous envoie beaucoup de bénédictions », plaisantait Benoît XVI. Puis le plancher de l’estrade s’ouvre, un grand ostensoir surgit et, soudain, la tempête s’apaise. Aux acclamations de la foule succède l’émouvant silence de cette jeunesse adorant, avec le Vicaire du Christ, le divin Corps de Jésus. Autre image forte : au soir de la renonciation du pape, le 11 février 2013, la foudre frappe par trois fois la croix au sommet du dôme de la basilique Saint-Pierre. Ce coup de tonnerre, ressemblant à un signe du Ciel, me rappelle la demande adressée par Benoît XVI aux catholiques au début de son pontificat, le 24 avril 2005 : « Priez pour moi,…
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Le fruit de vos entrailles est béni

En cette fin d’année, la culture de mort accomplit de nouveaux pas. Le 24 novembre, l’Assemblée nationale a voté l’inscription du prétendu droit à l’avortement dans la Constitution française, les tables de la loi républicaine. On peut penser que cela ne changera pas grand-chose, le meurtre de l’enfant à naître étant devenu un impératif catégorique qui a pénétré les mentalités de nos contemporains, même parmi les catholiques : selon un récent sondage, seulement 42 % des pratiquants disent réprouver moralement cet acte, que le Catéchisme de l’Église catholique qualifie pourtant de « crime abominable ».Au contraire, l’Église reconnaît « le droit inaliénable à la vie de tout individu humain innocent »comme « un élément constitutif de la société civile et de sa législation ». C’est ce droit-là qui devrait être gravé dans le marbre constitutionnel. La préférence solennellement donnée à la mort sur la vie et au mal sur le vrai bien au nom du peuple français, est un acte symbolique fort, le sceau de la déchristianisation imprimé sur notre…
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Vaccinons-nous contre Bruxelles

Prémices d’un scandale majeur, ou coup d’épée dans l’eau ? Plusieurs événements, survenus au cours du mois d’octobre, mettent en cause la gestion de l’épidémie de Covid 19 par la Commission européenne et le rôle très particulier qu’a joué sa présidente, Ursula von der Leyen. La Cour des comptes européennes a publié un rapport relevant de nombreuses anomalies dans les achats de vaccins par la Commission ; le parquet européen a annoncé l’ouverture d’une enquête ; et la commission spéciale du Parlement européen sur la Covid (COVI) a entendu les représentants des fabricants de vaccins et les hauts fonctionnaires bruxellois, dont les réponses aux députés sont instructives. Janine Small, chargée des marchés internationaux de Pfizer, a ainsi convenu que, lors de la mise du “vaccin” sur le marché, l’entreprise pharmaceutique ne savait pas s’il empêchait la transmission du virus, son efficacité n’ayant pas été testée. « Nous devions aller à la vitesse de la science pour vraiment comprendre ce qui se passait dans le marché », a-t-elle expliqué. Une vraie…
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L’euthanazisme au programme de la macronie

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, de la loi dite de « bioéthique » à l’allongement du délai pour avorter en passant par l’assassinat légal de Vincent Lambert, la culture de mort n’a cessé de progresser. Le pouvoir envisage aujourd’hui d’inscrire le prétendu “droit” à l’avortement dans la Constitution et prépare la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, à laquelle le Comité consultatif national d’éthique, fort mal nommé, a donné son aval le 13septembre dernier. À en croire les sondages, les Français, plus effrayés par la souffrance que par la mort, sont très majoritairement favorables à cette dernière mesure ; mais ceux qui répondent aux sondages sont en général en bonne santé. Penseront-ils de même quand la fin sera imminente ? Quand vient son heure, l’athée n’échappe sans doute pas aux interrogations sur le sens et le bilan de sa vie, l’éventualité d’un au-delà de la mort ou l’existence de Dieu : on peut douter de l’incroyance comme de la foi. Et pour le chrétien, la question des fins dernières…
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Le prix de la liberté n’est pas celui du canon

Entendre Emmanuel Macron se poser en champion de la liberté me fait à peu près le même effet qu’un boucher qui prônerait le véganisme. Les “pass” sanitaires m’ont vacciné contre ce genre de propos, émanant du Président de la République. Le discours qu’il a prononcé, le 19 août, à Bormes-les-Mimosas, appelant « notre peuple » (il existe donc ?!) à faire montre de « force d’âme » pour « accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs » en conséquence du conflit ukrainien, m’a donc laissé dubitatif. Quel est ce prix qu’il nous faudrait payer ? Le gesticulateur de l’Élysée envisage-t-il un conflit avec la Russie, ou veut-il préparer les Français à « la fin de l’abondance » découlant (partiellement) de la rupture avec ce pays ? Le contexte du discours de Bormes-les-Mimosas, tout entier consacré au souvenir du débarquement en Provence et des combats de Libération, permet d’autant moins d’écarter la première proposition que Macron affirme que « la guerre est à nos portes »et…
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Vive la France, par Marie

2022, année électorale. Après une élection présidentielle sans ressort, qui a maintenu à l’Élysée le petit maître d’esbrouffe qui vend la France depuis cinq ans, le jeu de dupes démocratique, auquel de moins en moins de Français s’intéressent, s’est achevé par des législatives qui ont surtout montré à quel point notre pays est divisé, morcelé, fracturé. Les flonflons et feux d’artifices du 14 juillet, prétendue fête de l’unité nationale bâtie sur la racine révolutionnaire de nos guerres intestines, se sont éteints sur l’écho des éclatements de mortier dans les banlieues de nos métropoles. Passé cet intermède, nous voilà reconduits à la médiocrité ordinaire d’une vie politique putréfiée. 2022, anniversaire royal ! Et de quelle royauté ! La plus haute, la plus sublime qui soit, après celle de Jésus-Christ Lui-même, à laquelle elle est associée parla Croix. Voilà juste cent ans, dans sa lettre apostolique Galliam Ecclesiae filiam primogenitam, le pape Pie XI écrivait : « Il est certain, selon un ancien adage, que “le royaume de France” a été appelé…
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Victoires et gueule de bois

La deuxième partie de la tragi-comédie républicaine s’est terminée le 19 juin, d’une manière bien différente de ce que les sondages avaient laissé prévoir. J’avoue avoir été surpris aussi, notamment par le nombre élevé des sièges obtenus par le Rassemblement national. C’est une victoire de Marine Le Pen, qui dispose d’un groupe puissant à l’Assemblée. Une alliance entre les différents partis patriotes leur aurait peut-être permis de disposer d’encore plus d’élus, mais le RN lui-même y aurait peut-être perdu. Marine Le Pen n’aime pas la concurrence et le combat des chefs qui l’a opposée à Eric Zemmour pendant la présidentielle l’a sûrement confortée dans son choix de faire cavalier seul. Sans le vouloir, son rival lui a toutefois rendu un fier service en occupant la place du diable dans les médias, faisant ainsi office de paratonnerre. L’idée d’union des droites, qu’il a échoué à imposer, était ce qui pouvait le plus déplaire à la gauche, car elle aurait détruit le piège jadis tendu par Mitterrand. Marine Le Pen pense échapper…
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Gouvernement fantoche et permanence du macronisme

Il est facile d’ironiser sur le patronyme du nouveau Premier ministre de la macronie, mais il annonce, en quelque sorte, le programme. Elisabeth Borne incarne la technocratie étatique qui conduit la France à sa perte depuis des décennies. Son action sera bornée, en effet, par un Président qui a pris l’habitude de travailler, non pas avec son conseil des ministres, mais avec ses propres conseillers, dans l’opacité de cénacles tels que le conseil de défense sanitaire, dont les délibérations sont protégées par le secret défense. Dans ce contexte, le Premier ministre risque de n’apparaître que comme le coordinateur des figurants de la République. Voilà beau temps, il est vrai, que les ministres éphémères abandonnent aux hauts- fonctionnaires inamovibles le traitement des dossiers importants ; mais Macron met sur la touche ces commis de l’État eux-mêmes, en recourant à des cabinets de conseil privé (souvent étrangers) ou en supprimant le corps diplomatique. Il réalise ainsi à son profit, sans rencontrer d’opposition réelle ou efficace, la prise de pouvoir personnelle qu’aucun candidat…
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