« Nous pensons qu’en France, le sursaut est possible, que les Français vont à nouveau s’aimer eux-mêmes et s’aimer entre eux, pour se redécouvrir tels qu’ils sont : viscéralement catholiques. »

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Eric Letty

Eric Letty

Editorialiste

La stratégie mondialiste

Nous sortons à peine d’une crise sanitaire curieusement surévaluée, dont la gestion a donné lieu à un effrayant scandale par la mort au sein des éhpads de milliers de vieillards dans un état d’abandon affectif et spirituel organisé. Nous sommes d’ores et déjà entrés dans une crise économique qui menace, en France, d’avoir des conséquences humaines considérables. Partout les peuples se sont protégés en fermant leurs frontières – sauf en France, où la population s’est néanmoins trouvée enfermée à l’intérieur de ses frontières particulières et domestiques. Brusquement, on a pris conscience de l’importance d’être, sinon complètement auto suffisant, au moins indépendant en certains domaines primordiaux comme la santé. Après le confinement, on attendait donc des questions sur la gestion de la crise sanitaire par les gouvernants, et plus largement une réflexion sur la question de la souveraineté, devenue centrale et liée à celle de l’existence des nations et de leur identité.Or, voilà que resurgissent à point nommé les vieilles lunes de l’antiracisme, appuyées sur l’autodénigrement des peuples de race blanche.…
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Jeanne ou l’esprit de jeunesse

«MESSIREDIEU, premier servi ».Voilà cent ans, le 16 mai 1920, sainte Jeanne d’Arc fut canonisée par le pape Benoît XV. La France portait alors le deuil d’un million et demi de ses fils morts au champ d’honneur et de240 000 victimes de la grippe espagnole. Cent ans plus tard, notre pays traverse une nouvelle épreuve, beaucoup moins meurtrière, mais qui débouche déjà sur une crise économique susceptible d’entraîner des dommages humains considérables.Or, bien qu’Emmanuel Macron ait jugé de bonne politique de se rendre aux fêtes johanniques d’Orléans pendant sa campagne électorale, voilà longtemps que Messire Dieu n’est plus premier servi chez nous. Au contraire, la crise sanitaire a donné l’occasion au gouvernement de montrer leur hostilité au catholicisme en prolongeant l’interdiction de célébrer la messe – ce qui lui a valu, le 18 mai, un désaveu du Conseil d’État lui reprochant d’opprimer une « liberté fondamentale ».Ce n’est pas la première mesure liberticide adoptée parles pouvoirs publics. L’atteinte aux libertés essentielles a eu des conséquences tragiques, notamment dans les Ehpad, où de nombreux résidents…
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Macron a porté sa bonne parole aux Français confinés

Le 13 avril, lundi de Pâques, le président Macron a porté sa bonne parole aux Français confinés devant leurs écrans de télévision et donné la date que chacun attendait : celle du début de la fin de l’assignation à résidence surveillée à laquelle est soumis l’ensemble du peuple français depuis le 17 mars.Pour exprimer leur joie, nos aïeux auraient crié : Noël !Ou plutôt Pâques, en l’occurrence... La France est une nation héritière du catholicisme, à la construction de laquelle l’Église a pris une part déterminante. Il n’aurait donc pas été incongru qu’au lendemain de la principale fête chrétienne, son dirigeant provisoire ait un mot pour ses concitoyens et administrés, empêchés par sa propre décision de la célébrer dans leurs églises. Au minimum, il aurait pu imiter le Turc Erdogan, qui a transmis ses « meilleurs voeux à [ses] citoyens chrétiens de différentes Églises et de différents groupes pour Pâques, l’une des fêtes les plus importantes pour eux ». Un petit mot de ce genre n’aurait pas constitué une plus grande offense à la déesse Laïcité…
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Macron et ses revirements

Les revirements d’Emmanuel Macron face à l’épidémie de coronavirus sont représentatifs de sa manière de gouverner, bâtie sur la communication comme en témoignent ses discours successifs et les injonctions paradoxales qui en résultent pour les Français.Rappel chronologique. Le 7 mars, alors que l’épidémie tuait déjà en France, Emmanuel Macron assistait à une pièce de théâtre pour montrer aux Français qu’il n’y avait aucune raison, « de modifier nos habitudes de sortie ». Le11, il prononçait, sur fond de tour Eiffel, une allocution grandiloquente, appelant nos compatriotes à ne renoncer« à rien »: ni aux terrasses et aux fêtes de soir d’été (on était en hiver !), ni à « la liberté de blasphémer », qu’il eût été dommage d’oublier en ces temps d’épidémie, ni bien sûr aux « valeurs de la République »… Le 12, il annonçait le maintien des élections, mais la fermeture des crèches et des écoles ; suivie, le 14, de celle des bars, des restaurants, des théâtres (pour les fêtes de soirs d’été en hiver, c’était fichu…) Le 16, enfin, il faisait la morale…
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Le naufrage du « nouveau monde »

De “l’affaire Griveaux”, qui défraie la chronique ces jours-ci, Maxime Tandonnet a tiré sur le site du Figarovox des leçons à peu près inverses de celles que j’en retiens. Cet ancien inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur, proche de Nicolas Sarkozy, déplore que 79 %des Français aient aujourd’hui une image négative de la politique – entendez plutôt : de la classe politique. Elle inspire de la méfiance à 39% d’entre eux, et du dégoût à 28 %. Tandonnet s’en émeut : « Après une série d’affaires tonitruantes qui ont ébranlé la démocratie française, notamment DSK et Cahuzac, les élections présidentielles et législatives de 2017 – elles-mêmes faussées par le scandale – se sont jouées sur la promesse de l’exemplarité, d’un renouvellement général, d’un “nouveau monde”, d’une “transformation” de la politique. La preuve est faite aujourd’hui, à travers le séisme parisien touchant de plein fouet une personnalité emblématique de ce nouveau monde, que le naufrage de la politique française dans le psychodrame et le sordide n’a jamais interrompu sa course folle »,…
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Macron, en route vers le néant

Depuis deux ans et demi qu’il gîte à l’Élysée, Emmanuel Macron s’ingénie à s’aliéner les Français qu’il prétendait vouloir unir autour de lui. Les faux sages et derniers macronistes déplorent que ce peuple, assemblage incertain de « Gaulois réfractaires », selon les mots du président d’infortune, soit impossible à gouverner et regrettablement indiscipliné. C’est sans doute vrai et l’on s’en plaignait déjà sous l’Ancien Régime. Les Français ne sont pas des Chinois ;certains s’en désolent. Raison de plus pour ne pas les mépriser ouvertement.Depuis deux ans, deux orages, différents parleurs motifs et la forme qu’ils ont prise, ont secoué le pays : la colère des Gilets jaunes, en rejet du racket d’État ; puis la protestation contre une réforme des retraites brouillonne et dangereuse – même si les syndicats la critiquent pour de mauvaises raisons. En décembre 2018, au cours d’une visite au Puy-en-Velay, Macron avait fui devant une foule en gilets jaunes. Un an plus tard, il a fallu l’exfiltrer d’un théâtre parisien sous protection policière. Le président peut-il encore quitter son palais ?Le pouvoir, qui…
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Les retraites de charybde en scylla

Voilà plus d’un mois maintenant que la France est bloquée par la grève dans les transports publics, qui coûte déjà 700 millions d’euros à la SNCF et une centaine à la RATP (et que les contribuables paieront, puisque ces sociétés appartiennent à l’État). Elle handicape en outre l’ensemble de l’économie française, avec un coût financier et humain encore bien supérieur.Les syndicalistes, qui prétendent agir en solidarité avec les travailleurs du secteur privé, se moquent du monde. Cet argument leur avait déjà servi à conserver les régimes spéciaux en 1995, alors qu’ils n’avaient élevé aucune protestation deux ans auparavant, quand la réforme Balladur avait durement rappé les régimes du privé. De quelle« solidarité » peuvent-ils se prévaloir, quand, pour défendre des régimes spéciaux dont les bénéficiaires jouissent de la sécurité de l’emploi, ils organisent une grève qui met en danger les entreprises et les emplois des travailleurs du privé, salariés ou indépendants, par ailleurs moins bien lotis en matière de retraites ? Et quand, par ailleurs, le refus d’abandonner une partie des coûteux privilèges…
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Noël en France, Noël marial

Ce qui est constant dans l’antichristianisme, c’est sa bêtise. J’ai failli écrire sa puérilité, mais les enfants ne méritent pas cette injure, eux qui sont plus ouverts à l’amour de Jésus que les prétendus sages de ce monde. Une fois de plus, les militants de l’athéisme trouvent à l’approche de Noël l’occasion d’exprimer leur détestation du Christ. Les adeptes de la soi-disant Libre Pensée persécutent devant les tribunaux les élus qui autorisent ou promeuvent – comme Robert Ménard à Béziers – la présentation de crèches traditionnelles dans l’espace public. En marge de la procession de Notre-Dame des Neiges, en Ardèche, des anarchistes manifestent, au nom d’une conception très laïciste de l’écologie, leur opposition à la construction d’une église (on les entend moins lorsqu’il s’agit d’une mosquée…). À Toulouse, une cinquantaine de nervis d’extrême gauche s’en prennent à une crèche vivante animée par des enfants, avec unetelle agressivité que le spectacle doit être suspendu – à la grande déception des petits, effrayés. Comment s’en étonner, puisqu’au mois d’octobre dernier, un membre…
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